Site édité par l'Association Bienheureux Vladimir Ghika, 92800 Puteaux, France

"J'irai là où l'amour de Dieu me conduira; et j'essaierai de faire en sorte

      qu'il soit le premier, le plus fort, le mieux servi en moi."

 













Le reliquaire de Monseigneur Ghika

Et la vie de détenu commença. Mgr Ghika participait à la promenade et donnait des causeries le soir. Sa relique de la couronne d’épines du Sauveur faisait littéralement des miracles, attestés de nombreuses fois : guérisons et soins des âmes. Il partageait sa nourriture avec ceux qui avaient de plus gros appétits. Il priait, intercédait pour des détenus en danger de punition, animait la prière car il récitait chaque jour le rosaire avec un groupe de détenus. Avec les autres prêtres catholiques, il y avait des offices le dimanche. Lui, Mgr Ghika passait des heures pour ne pas dire du matin au soir aux entretiens avec les autres détenus. Il réconciliait ceux qui s’étaient disputés ; il consolait et accompagna jusqu’au bout un jeune détenu qui avait été condamné à mort. Bref, Mgr Ghika relevait le moral des prisonniers, souvent jeunes et désorientés

Si au début de son séjour à Jilava, les témoins rapportent que Mgr Ghika jouissait d’une bonne santé, celle-ci a vite décliné à cause des dures conditions de la prison. Il fit plusieurs séjours à ce qu’on appelait l’infirmerie. Les promenades devinrent très difficiles et il les faisait soutenu par deux prêtres. En même temps, il y avait des perquisitions, l’une d’elle eut lieu de nuit, obligeant les prisonniers à stationner dans la cour et dans le froid. Mgr Ghika n’avait pas grand-chose sur le dos. Une autre fois, la relique de la Couronne d’épines lui fut confisquée. Ces deux dernières perquisitions et le manque de nourriture ont épuisé Mgr Ghika.

(Extrait du cours de Mgr Philippe Brizard sur Vladimir Ghika, "Le ministère de Mgr Ghika en Roumanie (1940-1954)", france-catholique.fr, mardi 6 août 2013)